Le grand bal des baleines
Aujourd’hui, on parle d’énergie fossile, de baleines et de danse. Oui, oui! En ce jour du dépassement 2026, cela me semblait approprié.
Avec cet article, j’inaugure une série d’articles plus courts. Plus rapides à rédiger, ils paraîtront plus régulièrement que les articles de fond dont je vous régale d’habitude. Je m’adapte comme je peux aux chamboulements de ma vie personnelle, j’espère que cela vous plaira!

Ce dessin humoristique représente un bal… de baleines.
Contexte: les baleines et le pétrole
En 1859, Edwin Drake réussit à forer la terre pour extraire du pétrole, à Titusville, Pennsylvanie. C’est une révolution: jusque-là, on se contentait d’éponger le pétrole qui émanait à la surface. La production de pétrole augmente, de 2000 barils par jours en 1859 à plus de 500 000 en 1865.
Cette production massive entraîne le déclin de la consommation d’huile de baleine pour l’éclairage. Le dessinateur imagine ici le bonheur des baleines, qui ne seront plus (ou en tout cas, moins) chassées.
Analyse
L’image nous montre des baleines debout, en habits élégants, en train de faire la fête. Des banderoles au plafond annoncent fièrement:
- The oil wells of our native land may they never secede [que les puits de pétrole de notre pays natal ne fassent jamais sécession]: une référence à la Caroline du Nord, qui a fait sécession une semaine plus tôt
- Oily gammon [tromperies huileuses]
- We wail no more for our blubber [nous ne pleurons plus notre graisse]
- Mineral oil [huile de minerai]
- Oil wells that ends well [des puits de pétrole qui finissent bien]: un jeu de mot sur well (le puits) et well (bien)
Cette amusante caricature nous rappelle que le bal, ce n’est pas que de la danse, c’est aussi boire et manger!
Pour plus d’info sur cette image, consultez ce site.


